La greffe : pourquoi et comment?

Publié le par Amandine et Titia

Cet article s'inspire fortement du site www.france-adot.fr, site très clair et précis. A voir impérativement !!!!
Une greffe est la mise en place d’un organe inconnu dans le corps humain car celui-ci ne remplit plus ses fonctions et cela porte atteinte à la survie de l'organisme.
 
On greffe pour plusieurs raisons :

 - Remplacer un organe à défaillance sévère et qui est vital dans l’organisme.
 - Pour donner aux malades une vie à nouveau normale.
 
Il existe plusieurs sortes de greffes :

- L'autogreffe : le greffon provient du sujet lui–même. Le donneur et le receveur sont la même personne.
- L'allogreffe (ou homogreffe) : c’est une greffe faite à partir d’un donneur autre que le receveur.
- La xénogreffe : c’est une greffe pratiquée entre deux organismes d’espèces différentes (ex : greffe d’un organe animal chez un humain).
 
Pour qu’une greffe réussisse il faut :

- Que le tissu ou l’organe greffé aient des caractéristiques biologiques aussi proches que possibles de celles du receveur. On appelle cela la compatibilité tissulaire.
- Maîtriser le plus possible le phénomène de rejet.
 
Qu’est ce que la compatibilité tissulaire ?

C’est la plus ou moins grande similitude biologique entre les tissus du donneur et du receveur.
Chaque être humain se définit, sous l'angle biologique, par des antigènes réunis en un groupe tissulaire qui lui est propre. On parle encore de groupe HLA (Human Leucocyte Antigen) parce que ces antigènes, spécifiques de l'individu, se localisent électivement à la surface des globules blancs, tout en existant aussi sur l'enveloppe des autres cellules de l'organisme.
Quand le donneur possède le même groupe tissulaire que le receveur ou un groupe très voisin, on dit qu'il y a compatibilité : le greffon est accepté; la greffe réussit. Dans le cas contraire, il y a rejet du greffon donc, échec de la greffe.
 
Qu’est ce que le rejet ?

Le rejet est un phénomène naturel.
C'est la destruction, après sa reconnaissance, de tout élément étranger pénétrant dans un organisme vivant. C'est une réaction bénéfique quand il s'agit d'un microbe, par exemple mais regrettable lorsqu'il s'agit d'une greffe.
On peut agir sur le phénomène de rejet d'une greffe en atténuant l'intensité de la réponse immunitaire, grâce à des médicaments appropriés, en particulier la Ciclosporine qui depuis les années 80, a permis la multiplication des greffes. Le taux de survie des patients s'est ainsi accru de manière spectaculaire.
 
Tous les greffons sont-ils compatibles ?

A l'exception du rein, l'organe doit être de même volume ou légèrement inférieur (poumon) que celui qui est à remplacer, en bon état fonctionnel et le plus compatible possible au plan immunologique.
Un greffon qui convient est aussi un greffon géographiquement disponible, c'est-à-dire que le transport et les conditions matérielles de mise en oeuvre permettent de le faire parvenir là où se trouve le receveur dans des limites de temps compatibles avec la durée de survie du greffon (ischémie froide). Elle varie selon l'organe.

Publié dans Don d'organes

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