Parce que tout ce qui n'est pas donné est perdu!
DON DE SOI MODE D'EMPLOI
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Principaux points à retenir
Les résultats préliminaires de l’activité de prélèvement et de greffe en France en 2007 s’inscrivent dans le prolongement des années précédentes : le taux de prélèvement s’établit à 24,7 prélèvements par million d’habitants. 4.664 greffes
ont été réalisées (+5,3 %), et l’activité de greffe a augmenté de 54 % depuis l’année 2000.
Malgré cette progression, la situation de pénurie persiste : en 2007, en France, 13.074 personnes ont eu besoin d’une
greffe d’organes et 231 patients sont décédés faute de greffon. Bien qu’encourageants pour les patients en attente de greffe, les résultats d’activité de l’année 2007 montrent combien le
besoin en greffons reste important. Il est donc essentiel de rappeler l’importance, pour chacun, de réfléchir à la question du don
d’organes.
Pour éviter à nos proches d’avoir à vivre une situation difficile, il est important de leur dire si l’on souhaite ou non faire don de nos organes en vue de greffe. De même il est extrèmement
important de connaitre leur position. Ce message est rappelé tout au long de l'année par les militants de FRANCE ADOT, soit lors des informations scolaires, soit lors
de leurs nombreuses rencontres avec le public.
Un taux de refus de 28 % en 2007
Le taux de refus, toujours entre 30 et
32 % ces dernières années, baisse pour la 1ère fois à 28 %.
Un taux de prélèvement de 24,7 par million d’habitants en
2007
1.562 donneurs ont été prélevés contre 1.442 en 2006, soit une augmentation
de 8,3 %. Les accidents de la circulation diminuent de façon constante mais le nombre de prélèvements a pu progresser grâce à une amélioration et une augmentation du
recensement des donneurs potentiels décédés d’un accident vasculaire cérébral. 3.143 donneurs potentiels ont été recensés (contre 3.067 en
2006).
L’activité de greffe d’organes continue sa progression avec 4.664 greffes en
2007
L’activité de greffe a augmenté de 5,3 % en 2007 avec 236 greffes supplémentaires réalisées par rapport à l’année
passée. 4.664 greffes ont été réalisées (contre 4.428 en 2006).
13.074 personnes ont eu besoin d’une greffe d’organe et le nombre de patients restant inscrits en liste d’attente au 31 décembre 2006 était de 7.306 auxquels se sont ajoutés 5.768 patients nouvellement inscrits sur la liste nationale d’attente au cours de l’année 2007.
94% des organes greffés proviennent de personnes décédées en état de mort encéphalique, mais ce type de décès ne représente qu'1% des décès à l'hôpital. Pour pallier la pénurie persistante d'organes à greffer, l'Agence de la biomédecine souhaite développer le prélèvement venant d'autres catégories de personnes : les donneurs vivants et les personnes décédées après un arrêt cardiaque.
234 reins issus de donneurs vivants ont été greffés en 2007, soit 8% des greffes rénales pratiquées en France l'an passé (2.911). La pratique est très encadrée, et le don n'est possible qu'au bénéfice d'une personne très proche: parent, frère, soeur, enfant, grand-parent, oncle, tante, cousin germain, conjoint ou personne justifiant de deux ans de vie commune avec le receveur.
Quant aux prélèvements sur donneurs décédés après arrêt cardiaque, technique appelée "prélèvement à coeur arrêté", ils ont démarré en France en 2006, dans le cadre d'un protocole limité à 10 centres hospitaliers, et uniquement pour le rein. Les 43 greffes rénales pratiquées entre octobre 2006 et décembre 2007 avec ces organes "ont donné des résultats très satisfaisants", selon l'Agence de la biomédecine qui souhaite étendre cette technique à l'ensemble des hôpitaux qui répondent aux critères du protocole défini. Comme le prélèvement sur donneur décédé en état de mort encéphalique, le prélèvement à coeur arrêté n'est possible en France que si le défunt n'était pas inscrit de son vivant sur le registre national des refus de prélèvements, et si ses proches peuvent témoigner de sa non opposition au don de ses organes. La consultation des proches est obligatoire, et les médecins ne vont jamais à l'encontre de leur décision.
Source : Agence de la biomédecine (Conférence de Presse, 19 février 2008)